#50nuancesDeCopros – Épisode 1
- La Rédac' !

- 11 févr.
- 1 min de lecture
La copropriété n’est pas une démocratie pure.
On adore dire en assemblée générale :
« Ici, c’est une démocratie ! »
Heu.....Non.
En copropriété, ce n’est pas une personne = une voix.
C’est une quote-part = un poids.
Et ça change tout.
Si vous détenez 80/1000e des millièmes, votre voix pèse 80.
Si votre voisin en détient 200/1000e, sa voix pèse 200.
Ce n’est pas injuste.
C’est juridique.
La copropriété repose sur un principe simple :
on vote en fonction de sa part dans l’immeuble.
On pourrait le voir comme une part dans un excellent gâteau au chocolat !
Pourquoi ?
Parce que les charges, les travaux, les risques financiers sont répartis selon ces mêmes quotes-parts.
Ce n’est donc pas une démocratie “citoyenne”.
C’est une démocratie patrimoniale.
Et cela peut avoir son importance notamment parce que certaines décisions exigent des majorités différentes.
Majorité simple. / Majorité absolue. /Majorité renforcée.
C’est un mécanisme juridique précis et chaque résolution nécessite d'être votée en conséquence.
Et quand on oublie ça, on crée de la frustration. Parce qu’on confond sentiment d’équité et cadre légal.
La copropriété n’est pas un débat d’opinion. Elle peut échanger bien entendue. S'écouter. Mais elle doit s'entendre pour pouvoir décider.
C’est donc une organisation structurée autour d’un bien commun.
Et comprendre ça, c’est déjà éviter 50% des conflits en AG.
La copropriété, ce n’est pas le pays des bisounours.





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